violence

  • A propos de violence...

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    On parle beaucoup de la violence faite aux femmes, réalité dure. Parle-t-on autant de la violence que les hommes retournent contre eux-mêmes?

    Libération, entre autre s’y est employé dans un article qui a suscité questions et réponses.

    Telle ou telle explication est mise en avant pour justifier la différence entre le nombre de suicides chez les hommes et chez les femmes.

    On avance que celles-ci feraient plus de tentatives que les hommes.

    Qu’elles trouveraient aussi plus d’aide tandis que les hommes, genre et éducation obligent, passeraient à l’acte avec le triste succès que réservent la méthode à laquelle ils recourent.

    Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse de femmes ou d’hommes, les chiffres parlent et pas qu’en France. Un suicide toutes les 40 secondes dans le monde.

    Tragique fin dans la violence contre soi.

  • Féminicide, un terme controversé

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    Le Monde consacre un article intéressant à ce terme, diversement accepté et qui est de plus en plus entré dans le langage courant.

    Si Le Petit Robert l’a reconnu, ce n’est pas le cas du Petit Larousse. Quant à la magistrature française, elle reste partagée, elle aussi. 

    Car le terme de féminicide, est défini en tant que « meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe. ».

    Que la violence qu’un homme exerce envers une femme le soit tout simplement parce qu’elle est une femme est une vision orientée.

    D’ailleurs selon les personnes qui défendent l’usage de « féminicide »  c’est la société patriarcale qui est visée à travers l’usage de ce terme.

    Cela dit, en dehors des cas les plus graves et qui entraînent la mort, il serait bon de distinguer la violence conjugale de la violence faite aux femmes en dehors du couple.

    Même si le triste résultat est le même, les raisons peuvent différer.

    L’agression subie au sein du couple ou de la famille est autrement plus complexe à traiter dès lors que les sentiments s’en mêlent et s’emmêlent. 

    Rien de plus douloureux que de subir la violence d'un conjoint qui va obliger à le traîner en justice.

    Déjà que la honte subie par une agression d’un inconnu retient nombre de femmes de porter plainte, lorsqu'il s'agit du compagnon ou de l’époux, d’autant plus!

    C’est pourquoi le problème est si sensible. 

    Alors oui, on encourage les femmes à agir en justice. Cela peut aider certaines, d’autres, au contraire, resteront marquées tant la démarche est lourde.

    Le cas d’une jeune-fille violée avait été cité dans un journal, il y a de cela dix ans. On apprenait qu’à la suite du procès, elle s’était pris la vie.

    Comme quoi, si la solution à la violence existait, elle se connaîtrait...

  • De l’amour à la violence

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    Ce 27 novembre, Sandrine Bonnaire était l’invitée de l’émission C à vous. Elle a fait part de la violence qu’elle a subie de la part d’un homme.

    Son témoignage est présenté sur le site de l’émission comme « glaçant », je vous laisse en juger pour qui n’en aurait pas eu connaissance.

    Il s’agit là d’une histoire de couple. Et comme nombre d’entre elles, elle a dérapé. Qui a envie de réaliser s’être trompé? Avoir aimé qui s’est soudain mis à frapper? 

    C’est peut-être là une des raisons qui retient de porter plainte.

    Autant pour les femmes que pour les hommes qui subissent les assauts de leur conjoint(e). Toutes et tous tardent à s’avouer l’échec auquel s’ajoute encore la honte.

    D'admettre la distorsion entre pulsions et bons sentiments. La passion, ici sublimée par la danse, affiche sa violence.

  • France, on marche pour les femmes..

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    On marche pour le climat, on marche pour les femmes, on proclame ses exigences, on se dit qu’il le faut parce qu’on doit, etc.etc. On pense, on croit peut-être, on est certain, même, qu’avec ces marches, on agit.

    Preuve en seraient les résultats d’élections en Suisse où déjà on avance que les marches des jeunes pour le climat auraient exercé leur influence. La suite que donneront les élu(e)s à l’espoir qu’ils et elles représentent le confirmera.

    Dans le même sens, la violence exercée à l’encontre des femmes entrera-t-elle dans les consciences politiques parce qu’on aura marché dans ce butSi c’était aussi simple...

    Et ce n’est pas là, l’expression d’une fatalité car se mobiliser est toujours préférable au silence qui consent. Mais la violence faite aux femmes est multiple. Il en est une, entre autre, qui est peu souvent mentionnée.

    Car les femmes qui la subissent ne perdent peut-être pas la vie, comme d’autres, sous des coups reçus. Non, elles, la vie, elles la portent. Et elles sont payées pour cela. Par des couples qui estiment avoir droit à un enfant.

    Et la femme qui satisfait ce droit serait, dit-on, encadrée. Oui, parfois. Et si tel n’est pas le cas, on essaiera de ne pas trop y penser...

  • Sourd rapport de force

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    La politique côté cour et côté jardin, où est la réalité? Dans l’une et l'autre. Parce que les politiciennes et les politiciens sont des personnes et, jusqu’à nouvel avis, pas encore des robots sans émotions, ni goûts, ni humeurs.

    Cela dit, bien sûr que copinage ou corruption se mêlent mal à ce qui est attendu de serviteurs de l’Etat comme on appelle celles et ceux qui sont censé(e)s oeuvrer au bien public.

    Mais coups de pattes, de griffes ou aussi de mains ne sont jamais bien loin qui interagissent avec l’ordre et le devoir.

    Et en ceci opère la nature humaine. Que cela soit bien ou pas, c’est la morale qui en juge. Et elle n’a jamais fait bon ménage avec la nature.

    Mais au-delà de ce genre de petits ou grands arrangements entre ami(e)s, restent les enjeux face auxquels se retrouvent les peuples. Et là non plus, on n’apprécie peu d’avoir à se plier sans autre.

    Or c’est lorsqu’un pouvoir peine à imposer le respect des valeurs qu’il est censé incarner que menace le désordre. Et nombre de situations s’observent où ce qui devrait prévaloir en démocratie, échoue.

    Dans ce sens, qu’il s’agisse de violence policière à l’encontre de manifestants ou de violence d’élèves envers leurs professeurs, force est de constater que transgression il y a. Autant des forces de l’ordre que des adolescents.

    Et quand la violence, d’où qu’elle émane impose sa loi, on n’est plus dans l’idéal démocratique mais dans le sourd rapport de forces.

     

  • Cette France jaune

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    Lorsqu’on lit ces témoignages, on se rend compte de l’intensité prise par le mouvement des gilets jaunes. Entre non-violents et tenants de la violence, tous persistent et signent. 

    La violence, l’Etat en use de manière dite légitime. Tout autant pratique-t-il le secret dit « d’Etat ». En conséquence de quoi, pour ces mêmes personnes, la force contraire devrait lui être opposée.

    Sur un plan politique, le discours prévaut.

    Mais justement, c’est ce que se refusent à considérer tant de gilets jaunes qui rejettent le discours. C'est le geste qu’ils lui substituent avec, en ligne de mire, le pouvoir en place.

    Dans ce cas, on est dans la révolution et plus dans la simple opposition.

    Que cela se conçoive lorsqu’on est à bout et excédé par ce qui est estimé abusif est une point de vue qui n’est pas partagé par tous, comme le démontrent les propos cités plus haut.

    Il y a eu, certes, le « grand débat » organisé par le Président français. Et comme souvent sinon toujours, il a suscité moultes controverses.

    Difficile de s’y retrouver, difficile de se situer quand les uns et les autres ne communiquent plus que par rejets, accusations et agressions.

    Souhaiter à la France de retrouver calme et raison paraît de plus en plus se confondre avec un voeu pieux. Et comme déjà énoncé ici, la voici véritablement à l’épreuve de sa démocratie.

     

  • Complicité des uns, complicités des autres

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                                                                                    capture d’écran franceinfo

     

    A propos des actes de violence commis hier à Paris, le Premier Ministre français estime que ceux qui les « excusent » ou qui les « encouragent » s’en rendent « complices ». 

    Il est toujours intéressant de constater comment les agressions commises par les uns ne seraient pas semblables à celles commises par les autres.

    Et de fait, comment la complicité des uns ne serait pas celles des autres.

    Avant-hier, je me suis entendue signifier par la défense des prévenues dans le cadre du procès qui m’a opposée à Cécile Vaissié et à son éditrice, que je « fréquentais »  des « mercenaires ».

    Oui, tout simplement parce qu’on a constaté que, sur Facebook, je « taguais » le nom d’un volontaire  dans le Donbass.

    Je tague, donc je fréquente.

    Il va de soi que celui qui ne s’est jamais caché financer le bataillon Azov, n’est pas un « mercenaire ». Mieux ou pire, à choix, il n’a pas été précisé par la partie adverse que lui, je ne le « fréquentais » pas. 

    Et pourtant, il a été, l’est-il encore, on ne peut pas le savoir, il a en tous les cas été résident genevois au bénéfice d’un forfait fiscal.

    La « femme au foyer » que Madame Vaissié me déclare être dans son « enquête fouillée » qui est « installée au bord du Lac Léman » comme elle l’a dit à la barre, n’aurait pourtant pas eu des centaines de kilomètres à parcourir pour le « fréquenter ».

    Non seulement je ne me suis jamais rendue dans le Donbass mais je suis marraine d’une association caritative en faveur des enfants de cette région du sud-est de l’Ukraine.

    Alors oui, pour la complicité d’actes de violence mais pas selon des sélections obligées. 

     

  • Cinq femmes violemment passées à tabac et de nombreuses questions

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    Voici un cas typique en voie d’être récupéré par tous les bords politiques confondus.

    A Genève, cinq femmes ont été violemment agressées, ce mercredi 8 août aux aurores, à la sortie d’une boîte de nuit. Le peu que l’on sait des faits est grave, l’une des victimes est dans le coma.

    On apprend, à la lecture de ce qui en est rapporté dans l’édition papier de la Tribune de Genève du 9 août, que la scène a été filmée, que la première femme qui s’est fait tabasser était accompagnée d’un ami et que quatre femmes venues porter secours à la victime ont subi le même sort qu’elle.

    A savoir, coups de poing, coups de pied et, indice ou non, coups de béquille.

    Aussitôt, une manifestation a été organisée en soutien aux cinq femmes. Il est, certes, beau d’exprimer sa solidarité tant les faits choquent. Cela dit, à entendre ce qui a été rapporté ici des propos tenus lors de ce rassemblement, on reste un peu perplexe.

    D’abord, parce que réclamer que les femmes puissent se promener dans la rue comme il leur sied à toute heure du jour et de la nuit ne va sans doute pas intimider qui veut en découdre, ensuite, parce que seules les femmes ne tombent pas sous les coups de leurs agresseurs, enfin, parce que l’on ignore tout de ce qui a déclenché cette scène de violence.

    Car parmi le nombre d’éléments que l’on ignore, figurent aussi les raisons du silence qui entoure l’homme qui accompagnait la femme battue. Autant dire que face à tant de mystères, ne restent que les yeux pour pleurer et la réserve à garder tant nous ne connaissons, de la situation, que le tragique et sinistre résultat.

    Qu’il soit à imputer aux racailles venues d’hors les frontières ou aux nouveaux arrivés dits migrants, cela ne manque pas non plus d’être évoqué par qui guette toute occasion pour faire valoir ses visions politiques. Aussi, avant de brandir telle ou telle cause à défendre, féministe ou anti-migratoire, penser aux seules victimes de toute forme de violence serait déjà bienvenu.

    En pensée avec ces femmes, leurs proches et leurs familles.

     

  • Paris, scène de violence ordinaire sauf que ...

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    Le Hall 1 de l’aéroport d’Orly, l’un des plus importants d’Europe selon le site Les Inrockuptibles qui rend compte de la violente bagarre qui a opposé deux artistes a dû être temporairement fermé.

    La culture française n’existerait pas selon le Président Macron.

    Donc qu’elle ne se sente surtout pas concernée par ces deux rappeurs qui en sont venus aux mains et qui ont mis à mal sinon à sac la boutique dite « Duty free » d'une salle d’embarquement.

    Plusieurs vidéos indiquées en lien dans l’article cité ci-dessus en témoignent.

    Cela dit, à lire les différents compte-rendus qui relatent cet épisode, il semble s’agir d’un règlement de compte alimenté de rancunes, bref, d’un conflit ordinaire. Sauf qu’il a opposé deux groupes de rappeurs connus, voire célèbres et qu’il n’est pas sans conséquences ni dégâts publics.

    Les feuilletons de l’été s’enchaînent et ne se ressemblent pas quoique... 

  • La violence, entre fait divers et crimes de masse

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    Comment autant d’histoires criminelles qui auraient, autrefois, trouvé leur place dans les colonnes de magazines dits à sensations, sont-elles aujourd’hui traitées telles des informations?

    Aussi sordides soient-elles, ces actions demeurent des faits divers.

    Or à être ainsi mises en avant par tant de nos médias, elles acquièrent un statut égal à toute information susceptible de concerner une société ou un pays dans son ensemble.

    A lire cet article relatif au magazine autrefois appelé Détective, on mesure comment a évolué la perception du fait divers dans nos sociétés.

    Certes, la violence est intrinsèque à l’être humain, on ne le sait que trop avec les sévices infligés à nombre de populations victimes de guerres.

    Menées par autant de nos valeureux gouvernements qui, dans le même temps, ne manquent jamais de condamner avec la plus grande fermeté telle ou telle abomination commise.

    A croire, encore, qu’il y aurait violence et violence, peut-être ...

     

  • Stop au harcèlement médiatique!

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    Et vogue la galère, le sexisme a le vent médiatique en poupe. 

    Les femmes, victimes d’hommes qui les dominent, victimes d’hommes qui les harcèlent, victimes d’hommes, tout simplement.

    Et la Cour médiatique de convoquer tout ce qu’elle trouve de témoins, de procureurs ou autres avocat(e)s ou juges pour instruire. A charge, bien sûr, contre la gent masculine.

    Certes, les brutes existent et hantent toutes les couches de la population, tous les milieux socio-économiques et culturels, quels qu’ils soient. 

    Alors, clouer les hommes au pilori au nom de l’égalitarisme?

    Que cesse ce mythe! La femme n’est pas l’égale de l’homme. Mais ne lui est pas non plus inférieure. La femme est différente, il semble que cela apparaisse, parfois pour qui regarde bien...

    Gommer la spécificité des sexes est une vision sinon un projet de société.

    Non, la femme n’est pas identique à l’homme. Et pour le reste, à savoir, les violences qu’elle aurait à subir, il y a des tribunaux.

    Que la justice s’y applique ou non est un autre sujet. Tout comme le court-circuitage médiatique qui crée l’embrouille.

    En l’occurrence, le problème de la violence que l’homme exercerait sur la femme est noyé par des affaires qui n’en sont pas.

    Se confier à tel(le) ou tel journaliste, en effet, crée le buzz, rien d’autre mais dessert et les vraies victimes d’abus sexuels et la qualité des relations entre femmes et hommes.

     

  • La femme, avenir divers de l’homme

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    Le Brésil aurait-il une culture du viol?

    Etrange approche d’un acte qui, cependant, semble se produire à répétition et selon divers scenarii.

    L’un d’eux, par exemple, s’est déroulé dans un bus où, sous les yeux des passagers, une femme a été violée sans que personne ne réagisse.

    Selon le site Metronews, qui relate l’horreur d’un viol collectif, une agression sexuelle aurait lieu toutes les 11 minutes:

    http://www.metronews.fr/info/bresil-la-video-du-viol-collectif-d-une-adolescente-inquiete-avant-les-j-o/mpeB!hfZ6oIwuULMI/?utm_medium=Social&utm_source=Twitter&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1464457346

    Quand on sait que dans le seul cadre de la violence conjugale, en France, une femme décède tous les trois jours, ces constats sont éloquents:

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/01/29/01016-20160129ARTFIG00342-violences-conjugales-une-femme-meurt-tous-les-3-jours-et-un-homme-tous-les-145-jours.php

    Violée, battue à mort ou quand la femme constitue pareil avenir pour l’homme, on est bien loin d’Aragon...

     

  • «La France est en guerre »?

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    Mise en scène ou non*, la voiture de police en feu à Paris ne donne pas la meilleure image du pays.

    Quelles que soient les raisons qui opposent les uns aux autres, le résultat est là.

    Voir sortir les occupants du véhicule en flammes sous les yeux de badauds et autres photographes ou reporters improvisés, n’a pas de quoi rendre fiers les Français.

    Autant celles et ceux qui se reconnaîtraient dans de tels actes de vandalisme que celles et ceux qui les auraient conçus de toutes pièces.

    Car montée de toutes pièces ou non, la scène laisse la même impression. Dans un cas comme dans l’autre, c’est l’ordre social qui est bafoué.

    * A lire en commentaire sous:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/21/action-antifasciste-paris-banlieue.html

  • Locaux municipaux incendiés, merci pour l’accueil!

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    Peut-être s’agit-il d’un nouveau « désaxé » comme sont appelés, en général, ceux qui commettent de tels actes.

    Le fait est que les dégâts sont là:

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/annecy-un-refugie-sans-logement-incendie-des-bureaux-de-la-mairie-18-05-2016-5806411.php

    Accueillir des réfugiés est un geste noble.

    Pour quelle réponse?

    Certes, il s’agit-là d’un cas isolé mais ajouté aux autres, comment les qualifier?

    Aujourd’hui, par ailleurs, la France a connu la violence à nouveau.  

    Pour le changement claironné par le candidat Hollande en 2012, c’est, en effet, bel et bien « maintenant ».

    Mais l’Elysée de l’un valait sans doute l’enfer de millions d’autres...

     

  • Ukraine, pays où les reporters sont le plus agressés

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    La formule d'usage consiste à dire que les faits ont la vie dure.

    Les idées fixes tout autant et surtout celles qui nient les réalités. Ainsi, combien de fois n'est-il question de liberté d'expression bafouée en Russie, d'opposition muselée, de démocratie inexistante et j'en passe et des meilleures.

    Pour qui aura la curiosité d'y jeter un oeil sans le perdre, le rapport publié sur le site de Reporters sans frontières dresse le bilan des journalistes emprisonnés, assassinés et victimes de violences en tous genres.

    Le rapport publié est celui de l'année 2014, celui de 2015 le sera en décembre, comme il se doit.

    http://fr.rsf.org/rsf-publie-le-bilan-2014-des-16-12-2014,47387.html?utm_source=web2014&utm_medium=email&utm_content=texte&utm_campaign=email-bilan#bilan09

    Il paraît difficile d'envisager l'ONG qu'est Reporters sans frontières, financée par le Kremlin pour y distiller sa propagande mais certains y parviendront-ils peut-être.

    Pour rappel:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/18/temps-present-l-enfer-est-russe.html
     
  • L'ordinaire torpillé

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    Viols, tortures, abus en tous genres, exécutions, la terreur s'empare de vies ordinaires et les propulse dans l'horreur.

    Hier, on a entendu le président français déclarer qu'il ne cèderait pas au chantage des ravisseurs d'Hervé Gourdel. 

    On pense, bien sûr, à l'otage et à ses proches, on pense aux enjeux de la situation, on pense ou on ne pense pas, on explique comme on veut ou comme on peut la violence qui brise la vie.

    Certes, nul n'a vocation à porter le poids de la misère du monde et encore moins à la régler.

    Et cependant, c'est bel et bien le comportement face au mal qui est sans cesse mis en question lorsqu'il frappe.

    Entre indifférence, cynisme, réalisme, pragmatisme, compassion, prière ou révolte, toutes les attitudes restent possibles sinon permises.

    A chacune et à chacun de se situer selon sa conscience, sa sensibilité, sa personnalité.

    Une victime, deux victimes, mille ou cent mille victimes, leur nombre ne modifie la souffrance d'aucune d'elles.


    Sujet publié en page 19 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 27-28 septembre 2014 


  • Vallaud-Belkacem et la Syrie en 2 minutes 16

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    Et voici qui est porte-parole du gouvernement français.

    Une femme si pleine de certitudes qu'elle les aligne sans même se rendre compte qu'elles se contredisent.

    Tel fut déjà le cas au sujet de la violence faite aux femmes. 

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/02/02/najat-vallaud-belkacem-la-danse-du-ventre.html

    Soit.

    Mais voici que Madame la Porte-parole du gouvernement de France et de Navarre explique ce 29 août la position de la France par rapport à la Syrie et parvient en à peine plus de deux minutes à énoncer deux propos en totale contradiction.

    Qui dit mieux?

    http://www.prechi-precha.fr/syrie-najat-vallaud-belkacem-se-contredit-a-une-minute-dintervalle-video/


  • Genève, ville ouverte

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    Tout, vous trouverez tout à Genève.

    Misère, richesse, masquées ou non, elles se côtoyent.

    Et puis ici aussi, on boit, on se pique, on se poignarde.

    Au nom de quoi, allez le savoir, le résultat est là.

    Mais l'avenir, où se lit-il?

     

    A Genève, on se tue et on tue.

    La mort ordinaire, c'est au coin de la rue.

    Sans l'odeur du souffre de la guerre mais dans l'anonymat d'une Cité accueillante.

     

  • Pollution civile

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    A l'heure où tant de conflits embrasent le monde, que représente une vie ordinaire?

    Si peu et pourtant, partout à Genève des voix s'élèvent pour se plaindre.

    D'incivilités quotidiennes courantes à tous les niveaux et dans tous les domaines.

    Mais on nous annonce une nouvelle Constitution. Soit.

    On nous en dit aussi son prix en millions et en heures de travail. Soit.

    Mais qui songe à la gestion de vies quotidiennes polluées par toutes sortes de nuisances ordinaires?

    Les ranger au rang de banalités à considérer comme normales en vertu de l'usage désormais consacré de l'adjectif, non.

    Une vie citoyenne vaut mieux que cela et sait encore distinguer la tolérance de l'abus.

     

     

  • Poésie ou cynisme?

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    L'être contemple ce qu'il a cru aimer et partager, la vie.

    Avec ou sans émoi, c'est selon.

     

     

  • Violence. Encore.

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    A lire ici et là au fil des blogs ou autres réseaux sociaux ce qui s'écrit sur la violence, on mesure la difficulté qu'il y a à cerner et à percevoir au mieux ce phénomène.

    Admettre que son traitement reste complexe, éviterait autant de polémiques que de vains débats.

    Mais l'humilité à observer face à l'irruption de forces obscures observées chez soi ou chez l'autre, relève sans doute de l'utopie.

    Il n'y a pourtant pas lieu ici de faire une quelconque apologie de la violence. Mais d'exorter celles et ceux qui savent tout de la manière de la traiter, à modérer leur empressement à dire ce qui doit être réalisé et pas même ce qui devrait l'être.

    Oser espérer un peu plus d'honnêteté dans la considération de ce fait, serait la première attitude à observer. Car nul n'est à l'abri de la violence. Ni de celle subie, ni de celle causée.

    Le reconnaître n'est pas y concéder ni y complaire. C'est accepter que son traitement relève davantage de l'approximation que de la panacée.

  • Instrumentaliser la violence

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    Le titre du « blog » de Jacques-Simon Eggly, Encore des banaliseurs de l’insécurité,interroge.

    Il incite en tout cas à réagir aux amplificateurs de l'insécurité.

    Car s’il est juste de ne pas demeurer insensible à la violence, l’instrumentaliser à des fins partisanes l’est beaucoup moins.

    Ainsi conviendrait-il de se pencher sur le problème de manière objective et de se livrer à des analyses fines pour tenter d’y trouver la parade la plus audacieuse.

    Au lieu de quoi l’on assiste à des matchs de ping-pong entre tenants de solutions, toutes présentées comme seules valables.

    Dans un commentaire que j’ai posté hier à midi sur le blog de Monsieur Eggly, pas encore publié à moins d’avoir été modéré, je lui ai demandé s‘il avait lu l’article de Peter Oborne dont il a été question ici dans les précédents sujets*.

    J’ose espérer sa réponse.

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2011/08/20/violence-s-en-cause.html

  • Pub

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    On pensera ce qu'on veut de Levi's. On notera tout de même que la marque se comporte avec un peu moins d'empressement que certains, prêts à tout pour se faire connaître.

    http://www.lematin.ch/actu/societe/levis-renonce-sa-pub

  • Oslo

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    La foi qui tue?

    La loi du fou.

     

     

    13:59 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Vie politiqueLien permanentCommentaires (3)Trackbacks (0)Envoyer cette note | Tags : violencefoiterrorisme del.icio.usDigg! Digg Facebook

  • Intégrisme

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    Pour rester soi, frapper l'autre.

    Etre et avoir, même combat.

    Tuer et s'affirmer.

  • Intimités

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    Abusées, violentées, dévastées, l'intérêt qu'elles suscitent prouverait-il leur valeur?

     

     

  • Violence

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    Ils t’ont tué.

    Ils ont dit qu’il le fallait.

    Ca leur a suffi comme explication.