21/02/2018

La France, sa voisine suisse et leurs priorités médiatiques

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Les réactions suscitées par le comportement de telle ou telle personnalité en vue, soudain prise dans le collimateur médiatique, révèlent aussi bien l’attachement à certaines valeurs de référence que la manière de s’en jouer.

On peut se réjouir ou se désoler d’assister à tant de querelles, somme toute banales, sauf à estimer que la nature humaine aurait changé. Or rien ne semble l'indiquer, jusqu’à preuve du contraire.

Il est certain que réduire les humains à leur plus petit dénominateur commun serait un peu simpliste tant on sait comment varie la manière dont chacun d’entre eux se développe.

Nombreux, en effet, sont les éléments qui distinguent telle ou telle destinée de Madame ou de Monsieur X, Y ou Z.

Or justement, il semble bien que ce soit les qualités, les compétences, les forces ou leur absence qui excitent rivalités et passions ce qui, en soi, ne date pas non plus d’hier. 

Ce qui change donc, dans le paysage actuel, ce ne sont pas les comportements humains mais la manière de les mettre ou non en évidence.

C’est, en effet, l’époque qui veut que tout ce qui, encore il n’y a pas si longtemps, restait caché apparaisse désormais sur nos chaînes démultipliées de radio, de télévision et sur les pages de nos magazines et de nos journaux.

Et si faire étalage de bisbilles entre tel ou tel occupe à ce point les esprits médiatiques, c’est dire où se situent les priorités... 

 

10/03/2017

Benoît Hamon, la gauche et lui

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                                                                           capture d’écran Paris Match

Benoît Hamon était l’invité, ce 9 mars au soir sur France2, de L’émission politiqueLes débats y ont été de qualité.

Le candidat en lice pour l’élection présidentielle a révélé sa pugnacité, voire même une certaine agressivité à l’égard d’interlocuteurs auxquels il ne souhaitait pas répondre tandis que leurs questions semblaient le mettre à mal.

Certes, la tactique est connue. Tout autant, celle d’empêcher l’interlocuteur de terminer sa phrase pour ne pas l’entendre exposer un point de vue qu’il rejette.

Si l’homme a montré de réelles qualités, ses manières de biaiser sur les sujets sensibles n’ont pas échappé à celles et ceux qui ont tenté de lui arracher ce qu’il refusait d’avouer.

Entre autre, sa prise de position au regard de la loi sur l’interdiction du voile intégrale, adoptée par l’Assemblée nationale le 13 juillet 2010.

Accusé de favoriser le communautarisme, Benoît Hamon s’est expliqué. Convaincants ou non, ses arguments ont au moins eu le mérite de favoriser des échanges nourris et intéressants.

Entre le candidat de partout et de nulle part auquel se rallient tant de personnalités de tous horizons politiques, autant lui préférer l’élu de la Primaire de la gauche qui a au moins un programme digne de ce nom et qui s’exprime de manière posée.